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A propos Ariane

Après avoir cherché et étudié longtemps les secrets le la peinture, je vous les livre dans ce blog pour vous aider à avancer dans votre art.

catalogue d'idées

le secret du catalogue d’idées

catalogue didees

Pour ne jamais manquer d’inspiration, il est très intéressant et facile de se créer un catalogue d’idées. Il sera une source inépuisable de motifs et d’émotions. Je te livre ma méthode.

Tu te promènes tranquillement, tu fais des courses, du tourisme, ou tu rentres chez toi. Comme tu es peintre, tu as évidemment les yeux bien ouverts sur le monde, toujours à l’affût du tableau à faire, de l’image qui va attirer ton regard. Soudain, tu vois un motif vraiment intéressant. Tu meurs d’envie de le peindre, mais tu n’as  même pas un carnet de croquis sur toi.  Hélas, Tu  sais  que la mémoire est furtive et que l’image va s’affaiblir avec le temps pour disparaître de ton esprit et c’est tellement dommage! Tu décides de revenir plus tard, le lendemain. Ne nous leurrons pas, neuf fois sur dix, tu ne reviendras pas.

Si tu reviens le lendemain, tu ne retrouves plus la même atmosphère. Le charme est rompu. La lumière aussi a changé. Ce n’est plus intéressant, ta déception est grande. Es tu toi-même dans le même état d’esprit, dans le même état émotionnel qu’hier? Difficile à dire. Il y a de grandes chances pour que la réponse soit non. Alors que faire?  Il faut trouver une solution pour capturer ce moment, cet instant, la magie de cette image qui te parle tant. C’est ici qu’entre en jeu l’idée du catalogue d’idées.

Garder l’image

catalogue d'idées
Paul Cézanne

Je suppose que, comme tout le monde, tu ne sors plus sans ton smartphone. Tu vas donc le sortir de ta poche, et prendre une, ou même plusieurs photos de ce sujet qui te touche et que tu veux garder en tête. Varie les angles et les compositions.

Garder l’émotion dans son catalogue d’idées

Maintenant, tu as des photos, plein de photos sous plusieurs angles différents, mais rien ne dit que tu retrouveras l‘émotion que tu as ressentie lors de la découverte.

Enregistrement audio pour le catalogue d’idées

Pour cela, il y a un deuxième moyen très simple mais terriblement efficace. Tu vas tout simplement aussi faire un enregistrement audio. Ta voix  va être calme et posée et traduire ce que tu ressens au fond de toi. Tu vas décrire avec le plus de détails possibles absolument tout ce que tu vois et exprimer tes impressions et tes émotions.

Pourquoi tout décrire puisque tu as fait plusieurs photos? Parce que la mémoire émotionnelle est furtive. Ce que tu vois maintenant, tu le vois avec ton émotion du moment présent. Certains détails émotionnels ont une importance primordiale justement maintenant. Il n’est pas sûr que tu les ressentes à nouveau pas lorsque tu regarderas tes photos, ou qu’ils ne s’affaiblissent avec le temps. Décris en détail ce que tu penses, ce que tu vois, comment tu le vois, ce que l’image t’inspire, ce que tu ressens au fond de toi. Parle de l’air, de la température, de l’atmosphère ambiante Tout cela fera partie de ton catalogue d’idées et t’aidera à te replonger dans l’ambiance du moment quand tu le désireras.

En parlant, tu précises les points importants de ton catalogue d’idées

catalogue d'idées
Auguste Renoir

Lorsque tu décris ce que tu vois, tu t’obliges à porter ton attention sur les moindres détails.  Pourquoi la poussière du chemin semble t’elle être bleue quand elle est à l’ombre? Tu vas peut-être avoir envie de refaire quelques photos de ces détails et c’est une bonne idée. Plus tu auras d’éléments visuels et auditifs, plus il sera facile de te replonger dans cette atmosphère, de t’immerger à nouveau dans ce que tu es en train de voir et de ressentir là, maintenant.

Penser tout haut

Si tu t’attaches à voir et à penser tout haut, tu vas élargir ta perception et mettre l’accent sur des points précis que tu n’avais même pas remarqué au début et qui pourtant auront peut-être une grande importance pour la suite de ton travail. Ce sont peut-être même eux qui créent cette atmosphère si spéciale pour toi en ce moment.

Au fur et à mesure que tu vas parler, que tu vas découvrir de nouveaux éléments, tu vas prendre de nouvelles photos. Tu vas continuer ainsi jusqu’à  être sûr d’avoir vraiment bien cerné ton sujet.

Si tu as des gens autour de toi, ne t’en occupe pas. Il y a tellement de personnes qui téléphonent en parlant dans la rue ou n’importe où, que personne ne fera vraiment attention à toi. Et puis, de toutes façons, cela n’a aucune importance.

Cependant, certaines personnes préfèrent écrire. Tu peux bien évidemment remplacer le dictaphone pas un émail long et détaillé  que tu vas t’envoyer à toi-même. Mets dans tes mots et dans tes phrases toute l’émotion que tu ressens en toi. N’aie pas peur d’exagérer, même. Dans un catalogue d’idées, l’exagération est permise. Il n’y a que toi qui le liras.

Dans l’atelier

catalogue d'idées
Edvard Munch, le cri

Plus tard, dans ton atelier, quand tu regarderas ces photos, tu te souviendras alors comment tu as aimé ( ou pas, d’ailleurs!) ce lieu, son atmosphère, le cadre, mais peut-être que tu ne retrouveras pas forcément vraiment l’émotion qui t’a habitée à ce moment précis, si tu n’as que des images.

Par contre, tu vas y replonger complètement  lorsque tu vas écouter l’enregistrement que tu as fait. Un peu comme dans une séance d’auto hypnose, tu vas confortablement t’installer dans un fauteuil ou dans ton canapé, tes images face à toi en diaporama ( ou au mur si tu les as imprimées)  et tu vas réécouter tout ce que tu as dit. Tu vas alors sentir remonter toutes tes impressions, toutes tes émotions, revoir la situation, le moment.

Dépasser l’aversion à sa propre voix

Peut-être que tu n’aimes pas ta voix. Nous sommes tous un peu comme ça. Cependant, ne fais pas attention à cela. Même si tu n’as pas l’habitude de t’entendre parler, tu t’y feras très vite. En attendant, fais abstraction du son et écoute attentivement le message que tu t’es envoyé à toi même. Les mots sont importants. En même temps, regarde les photos que tu as prises. Concentre toi sur le message, pas sur le son ou l’imperfection éventuelle des prises de vues.

Une belle documentation

Tu te rends alors compte que tu t’es constitué une magnifique documentation, un véritable catalogue d’idées qui ne demande plus qu’à être révélé sur une toile? Grâce à ce catalogue d’idées très complet, tu vas pouvoir faire tout un tas d’esquisses en plus de ton tableau final.

C’est peut-être même une excellente occasion de tester  de nouvelles techniques. Tu vas faire une synthèse de tout cela. Une peinture qui serait peut-être restée banale, va devenir une oeuvre chargée de quelque chose en plus qui va transparaître. Ta main, guidée par ton inconscient, va apporter ce petit plus qui va transcender ton oeuvre, et, sans vouloir rentrer dans des considérations métaphysiques ou ésotériques, cela va tout naturellement se transposer sur ta toile.

Pour prendre un exemple simple, c’est un petit peu comme quand tu chantes une chanson. Si c’est juste une mélodie et que tu as une jolie voix, ce sera agréable à entendre, mais si tu y mets toute ton émotion, tu vas littéralement donner des frissons à ceux qui t’écoutent. C’est ce qui fera toute la différence et rendra ton oeuvre unique.

Traduire en abstrait

catalogue d'idées
Coucher de soleil près des rails

Rien ne dit que tu doives reproduire cette image de façon réaliste. Une émotion peut être aussi représentée sous un aspect totalement différent, voire même complètement abstrait. Tu peux la transformer et la traduire sous forme de couleurs, de surfaces, de plages différentes géométriques ou souples et y laisser couler toutes les impressions que tu avais ressenties. Ondule avec le son que tu entends et les photos que tu regardes, ou bas-toi contre elles. Aime les ou révolte toi. Laisse ton esprit et ton image intérieure guider ton bras, ta main et tes yeux. Soleil, vent, chaleur, orage, tout cela transparaîtra.

catalogue d'idées
Mark Rothko

Photographier les matières

L’image qui a attiré ton attention peut aussi provenir d’une matière particulièrement intéressante. Tu t’es arrêté devant un arbre dont l’écorce était vraiment étrange ou belle. Un mur à la peinture écaillée a aimanté ton oeil de façon irrésistible. Un morceau de bois à la veinure ondulée t’a transporté dans d’autres sphères. Ou bien cette pierre, si grise et si nuancée à la fois. Photographie tout cela aussi et décris verbalement toutes tes impressions et tout ce que tu vois, exactement comme s’il s’agissait d’un paysage ou n’importe quelle autre scène.

Effets de matières

catalogue d'idées
nuances de la pierre

Selon le motif que tu es en train d’explorer, tu vas tester des textures et des teintes différentes. L’image est elle douce ou violente? les couleurs seront elles dégradées ou bien séparées les unes des autres? Peut-être même se chevaucheront-elles et seront elles superposées pour en créer de nouvelles?

La joie, la tristesse, le bonheur, la sérénité, la peur, la lumière, l’harmonie, le chaos, tout peut être exprimé. Quelle technique sera la plus appropriée pour traduire au mieux tout cela sur le papier ou sur la toile?

Expérimenter encore et encore

Rien ne sera perdu de ce que tu vas faire, car tout va se transformer en expérience, en leçon, même et surtout les ratés, les erreurs. Il est extrêmement utile de savoir ce qu’il ne faut pas faire. Or, le meilleur moyen de le découvrir et de bien l’imprimer dans son cerveau, c’est de l’avoir expérimenté soi-même. Réjouis toi de tes échecs, ils sont tes meilleurs professeurs. Ne les laisse pas te décourager, au contraire. Sois plein de gratitude envers eux, ils te montrent le chemin plus sûrement que n’importe quel prof. Tu vas noter tout cela aussi dans ton catalogue d’idées.

Tes erreurs sont tes alliées

L’expérience personnelle est bien plus forte que tout ce qu’on peut lire ou voir. Tant qu’on n’a pas vécu le résultat d’une expérience par soi-même, on ne peut pas se l’approprier. Rien ne peut la remplacer.

C’est un peu comme si on essaie d’expliquer à un petit enfant qu’il ne doit pas toucher la bougie pour ne pas se brûler. Tant qu’il ne l’a pas expérimenté lui-même, il ne peut pas comprendre, c’est impossible. Pour lui, ça ne veut rien dire, parce qu’il n’a pas encore fait la douloureuse expérience de la brûlure. Le jour où il se brûlera, même légèrement, alors là, cette phrase prendra enfin un sens concret pour lui et ce sera pour la vie.

En fait, en art, c’est la même chose. On ne peut pas connaître réellement un processus créatif si on ne l’a pas testé soi-même. Si on n’a pas intériorisé le mécanisme, qu’il soit positif ou négatif, on ne peut pas le faire sien. Plus tu expérimenteras, plus tu seras riche de savoir, et plus tu maîtriseras ton art. Ne redoute pas les erreurs, car elles te font avancer.

L’appareil photo et le dictaphone sont donc des outils précieux pour se créer de belles documentations et un catalogue d’idées et d’inspiration quasiment inépuisable. Restons curieux et marchons dans la vie, les yeux et l’esprit grand ouverts. Remplis ton catalogue d’idées pour y puiser selon tes besoins.

Et toi, quelle est ta technique de catalogue d’idées pour garder tes images dans ta tête et dans ton coeur?

 

nombre d'or

Le nombre d’or, règle divine

nombre dorAs tu déjà entendu parler de la règle du nombre d’or? Mais oui, certainement. C’est à la fois la plus connue et la plus « chiante » des règles, car elle est régie par une équation mathématique à démoraliser tout artiste. Moi, en tout cas, elle m’a bien cassé les pieds.

Pourquoi un artiste qui est un être créatif, impulsif et instinctif devrait-il se torturer avec des formules mathématiques à la mord moi le…pinceau?

Certes, que des scientifiques s’y intéressent, c’est tant mieux. L’art fait parler de lui. C’est toujours bien de pouvoir expliquer les choses. Ça donne au sujet une validité sérieuse et une pertinence indéniable. Mais nous, les artistes, devons nous vraiment nous martyriser le cerveau avec des équations impossibles? Sans blague!

Regarde-moi ça!

Si on considère que a est la distance la plus  longue, et b la distance la plus courte, on a: a b divisé par  a = a sur b= phi (Φ), la lettre grecque qui désigne le nombre d’or. Après un calcul (trop) compliqué, on obtient 1  √ 5 sur 2, ce qui donne en gros 1,618033… et ça continue éternellement avec plein d’autres chiffres…

La voici donc, la formule magique qui mène à l’harmonie totale. Mouais…

Tu n’y comprends rien? Rassure toi, tu n’es pas seul(e) dans ce cas

De très nombreux artistes on peint des tableaux dans lesquels on retrouve effectivement cette règle du nombre d’or. Il est difficile, voire impossible, de prouver si c’était volontaire ou pas. Le nombre d’or, c’est la relation d’une ligne courte à une ligne plus longue, toujours dans les mêmes proportions, qui crée une harmonie considérée comme parfaite dans un tableau (ou une photo).

Peut on réellement imaginer les peintres de ces magnifiques tableaux exposés dans nos musées, armés de règles d’équerres, de rapporteurs et de compas? Peut-on les  voir en train de calculer et mesurer, formule mathématique magique à l’appui?  Les professeurs d’art soutiennent que oui…vous y croyez vous? Cette  affirmation nourrit les écrits des théoriciens de l’art, mais il y a peu de chances qu’elle corresponde à une réalité tangible.

Un artiste est rarement un génie des maths

Certes, l’artiste est à la recherche du beau, de l’équilibre. Mais non, il ne va pas calculer au millimètre près et mesurer chacun de ses traits, bien sûr que non. Le mythe a son charme, mais reste tout de même, très certainement, quand même du domaine du mythe. L’artiste a, ou acquiert forcément avec le temps un sens de l’équilibre. Ses outils sont ses mains, mais aussi ses yeux et son cerveau.

Le nombre d’or est partout dans la nature

Le cerveau aime ce qui est beau et reconnaît inconsciemment ce qui est harmonieux. De nombreuses études le montrent. La nature est harmonie, et répond de tous les côtés aux proportions de cette fameuse règle d’or . La façon dont les feuilles poussent sur une branche pour que chacune puisse avoir le maximum de lumière : la règle d’or. L’organisation des pistils ou des pétales de la fleur : la règle d’or. La forme parfaite du nautile ou du simple escargot, encore la règle d’or. Les rouleaux des vagues, les proportions du visage humain, du corps humain, l’étoile de mer, la tornade, il y a une infinité de choses en rapport avec ce nombre d’or.

Alors forcément, inconsciemment, le cerveau le reconnaît. Ce que le cerveau connaît, il l’aime aussi. Cela revient à dire que notre cerveau est programmé à voir les bonnes proportions et à les trouver belles. Si nous n’aimons pas une image, un tableau, c’est sans doute, si on fait abstraction des couleurs ou du thème, qu’il n’est pas harmonieux dans ses proportions.

nombre d'or
Le nombre d’or dans la nature

Le cerveau réagit au beau

Une équipe de l’université de Parme, autour du neurophysiologue Giacomo Rizzolatti,  a mené une étude  sur la réaction du cerveau en présence de la beauté ( publiée dans PLoS ONE).  Ils ont alors pu démontrer que l’activité cérébrale était plus intense en présence d’images représentant de belles choses. Cette activité avait lieu dans la partie du cerveau qui gère les émotions. Précisons que cette étude a été menée sur des sujets ne possédant aucune connaissance artistique, à l’aide d’un appareil impartial d’ imagerie à résonance magnétique (IRM).

Notre cerveau nous guide

Nous pouvons donc en déduire que notre cerveau est capable de reconnaître spontanément  la beauté. C’est dans doute ce qui pousse certains artistes à faire plusieurs esquisses d’un projet, pour se laisser instinctivement guider par leur intuition et choisir la composition qui parle finalement le plus à leur émotion. Ils vont tout intuitivement choisir la meilleure composition. Ils vont  placer les éléments au bon endroit et dans les bonnes proportions. L’esprit encadre le motif visuellement avant de le poser sur le tableau.

Certes, cela demande un peu d’entraînement et d’apprentissage, car évaluer une chose et la reproduire sont deux paires de manches. Cependant, fais confiance à ton cerveau. Si ton tableau te plaît vraiment, c’est sans doute qu’il est bon. Si tu as le moindre doute, tu as sans doute aussi raison: Il y a un grain de sable dans les rouages, il faut le trouver. Tu peux le faire en laissant ce travail retourné dans un coin de ton atelier sans le regarder pendant longtemps. Et puis, plusieurs mois plus tard, tu le retourneras et verras immédiatement ce qui ne va pas.

Quelques aides pratiques

Si on trace quelques points de repères sur la toile avant la première esquisse, on augmente la chance de ne pas se piéger soi-même en ayant un motif mal placé ou qui débordera de la toile, d’accord là dessus.

En déterminant à l’avance une forme géométrique dans laquelle va s’inscrire notre sujet, on va pouvoir grandement améliorer l’équilibre du résultat final, c’est une évidence. Si en plus, le motif principal se trouve à peu près au bon endroit sur la toile, c’est quasiment gagné.

Mais de là à utiliser une formule mathématique à l’aide d’instruments de géométrie pour arriver à déterminer le nombre d’or Φ au dixième de millimètre près, cela ne me semble pas vraiment compatible avec le travail d’un artiste…pas le mien en tout cas.

nombre d'or
PHI

Nous voilà bien avancés. Mais sur notre toile, qu’est ce que ça donne concrètement?

La partie la plus longue à droite du nombre d’or correspond à 61,8 % de la longueur totale, la plus courte étant donc de 38,2% de la longueur totale.

nombre d'or
le nombre d’or

Sur le rectangle d’une toile, ça donne ceci:

nombre d'or
Le nombre d’or

Chacun des points rouges correspond au nombre d’or, donc à Φ.

En photo, on se simplifie souvent la chose en divisant tout simplement la surface en 9 parties égales ( les appareils photos ont presque tous cette grille). En principe, il est possible de faire la même chose sur une toile. Il s’agit alors de la règle des tiers, une autre forme de composition très proche du nombre d’or, si proche même qu’on les confond souvent.

Règle des tiers
Règle des tiers

Si on veut tout de même se rapprocher encore plus du nombre d’or, on peut utiliser une astuce simple.On part donc de la division en Pour simplifier la chose,  on peut partir de cette division en 9 parties. Ensuite, il suffit d’agrandir un peu les rectangles extérieurs en repoussant pifométriquement les traits vers l’intérieur. Ce n’est pas scientifique du tout, mais ça marche!

le nombre d'or
Le nombre d’or

Les points d’intersection des nouvelles lignes correspondent à un poil près au nombre d’or.

le nombre d'or
Le nombre d’or

Ou encore

Pour se rapprocher encore un peu plus du nombre d’or, on peut utiliser une autre méthode. Il faut alors diviser la toile en 5 parties égales aussi bien verticalement qu’horizontalement. Cela nous donne 25 champs. La partie la plus longue comporterait 3 éléments, la plus courte 2.  Ce n’est pas le nombre d’or, mais ça s’en rapproche quand même énormément.

Le nombre d'or
Division en 25 champs

Un artiste n’étant pas forcément ni un matheux, ni un physicien. il se contentera donc presque toujours de cette approximation gràce à son centre émotionnel. Si le résultat n’est pas tout à fait conforme à ce qu’il avait prévu, il corrige selon son ressenti. Nos erreurs passées et futures seront nos meilleurs professeurs. Alors expérimentons encore et encore. Chaque nouvelle expérience, chaque nouvelle erreur, sera aussi une nouvelle leçon apprise.

Exemple avec une nature morte

Tu as décidé de peindre une nature  morte. Tu as disposé tes éléments sur une table de la façon qui te plaît le mieux. Soit en ligne, soit en pyramide, soit en cercle…, tout est possible. Ensuite, tu vas « photographier » visuellement le motif en le plaçant mentalement sur ta toile. Quand je dis photographier, ça peut être dans ta tête, mais ça peut aussi être à l’aide de ton téléphone ou de ton appareil photo. Tourne autour, fais plusieurs photos et choisis celle qui te paraît la mieux équilibrée comme base de composition. Pour éviter de déborder de tous les côtés, tu vas mettre quelques points de repères sur ta toile.

Le motif principal

Il y a un des éléments sur lequel tu veux particulièrement attirer l’attention. Prenons un objet de couleur contrastante, la pomme la plus rouge, par exemple . Pour renforcer l’attraction de l’oeil sur cet objet, tu le places donc sur l’un des quatre points de croisement du nombre d’or.  Voilà, tu as créé un pôle d’attraction. L’oeil va d’abord se poser sur cette pomme avant d’explorer le reste de l’oeuvre. Ces points attirant le regard, il vaut mieux éviter d’y mettre quelque chose qui ne soit pas important pour la compréhension ou l’équilibre de l’oeuvre.

Tu vas alors te rendre compte que, instinctivement, tu as placé les objets les plus grands à l’arrière pour qu’ils ne cachent pas les plus petits. Sur tes photos, tu as laissé un peu ou beaucoup d’espace autour de ton motif. Il ne touche probablement pas les bords. Ton instinct et ton sens de l’esthétique t’ont guidés pour cadrer le plus harmonieusement possible. Tu dois te laisser aller et faire confiance à cet instinct.

nombre d'or
Nature morte avec un pot de gingembre et des aubergines

Tu peux aussi vouloir provoquer un déséquilibre pour exprimer quelque chose de précis. On l’a déjà dit, en art tout est permis, du moment qu’on arrive à exprimer ce qu’on ressent. On n’a pas besoin de faire passer un message, mais si on veut le faire, la composition est une aide précieuse.

La règle du nombre d’or est assez barbante, c’est vrai. Heureusement, il y a d’autres formes de composition très intéressantes et beaucoup plus simples à appliquer dont je vais aussi te parler, tu verras.

Alors continue sur ton chemin et que les règles de compositions ne soient pas un frein à ton enthousiasme.

Si tu veux me laisser un commentaire, je me ferai une joie d’y répondre.

 

 

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Composition

La composition dans un tableau ou un dessin

composition

Le terme de composition inquiète un peu, beaucoup d’entre nous. Elle t’inquiète aussi, peut-être. Ne te laisse pas impressionner. Lors de mes études, j’ai moi-même mis très longtemps avant de vraiment comprendre ce que c’était, et surtout ce qui faisait qu’une composition était bonne ou pas. C’est pour ça que j’ai envie de t’aider.

La notion de composition n’est pas une notion facile, car elle est en réalité assez subjective et abstraite, même si elle suit un bon nombre de règles plutôt précises.  Pour moi, cette règle ou plutôt ces règles ont le charme d’un développement mathématique. Or, je défie quiconque de me battre sur le plan de la nullité en maths que déteste cordialement.

Cependant, n’oublie jamais, jamais: l’art c’est la liberté, parfois même la rébellion. C’est d’ailleurs sans doute mon côté rebelle qui s’exprime, mais si l’art n’a pas le droit d’être rebelle, qu’est-ce qui peut l’être? Certes, tu vas donc pouvoir et vouloir t’orienter aux règles de la composition. Cependant,  personne n’exigera de toi que tu en deviennes esclave, si cela doit mettre ton originalité ou tes convictions en jeu. Voilà, c’est dit.

Plusieurs paramètres entrent en ligne de compte

Dans la composition, il y a plusieurs paramètres qui jouent un rôle bien défini. Parmi eux, se trouvent:

La couleur

Il y a des couleurs vives, des pâles, des chaudes, des froides. La composition peut être basée sur le contraste de ces couleurs. Elle peut aussi , au contraire, jouer sur la proximité des couleurs entre elles, sur l’harmonie, sur la complémentarité, sur les différences de valeurs etc… Grâce aux couleurs utilisées, on va pouvoir déterminer si l’impression générale sera sereine ou agitée, chaude ou froide, gaie ou triste, claire ou sombre, joyeuse ou angoissante etc…L’impression générale sera grandement influencée par le choix des couleurs, mais aussi par

La place des éléments dans le tableau

Bien que souvent déclaré comme le paramètre le plus important ( en fait, surtout le plus mathématique) il est loin d’être le seul à jouer un rôle important dans la composition.

Le motif principal et le ou les motifs secondaires

Selon l’endroit où seront placés les motifs, leur forme et leur taille, on pourra reconnaître ceux qui dominent. Ce seront les plus importants à découvrir immédiatement. Les motifs secondaires, quant à eux, amèneront l’observateur à « se promener » dans l’image. Il est possible de combiner plusieurs règles de composition dans un même tableau.

Selon la façon dont seront réparties les masses, le tableau paraîtra harmonieux  ou chaotique, équilibré ou pas. Cette règle est importante si on veut faire passer un message particulier, pour être bien sûr  d’être compris. En fait, c’est une sorte de code qui guide le spectateur attentif dans l’oeuvre.

Ne pas trop se prendre la tête

Il existe un très grand nombre de variantes de composition, donc, les possibilités d’être complètement à côté de la plaque sont nombreuses aussi. En revanche, instinctivement, on peut créer un tableau harmonieux au feeling, et se rendre compte après que le motif se place dans un triangle, un cercle ou une ellipse, ou que le motif principal est dans le rectangle d’or. C’est là qu’on laisse les critiques d’art se défouler:

 » L’artiste s’est décidé dans cette oeuvre pour une composition en triangle. Il l’a fait dans un but bien précis. Par ce choix qui est loin d’être anodin, l’artiste a voulu exprimer ici… »blabla, blabla, blabla. 😉

Ah si on ne les avait pas, on ne saurait parfois soi-même pas vraiment ce qu’on a réellement voulu dire. Qu’ils en soient remerciés. 🙂

Donc, s’il y a une grande variété de possibilités de composition, il y a une variété toute aussi grande de risques de se planter. Cependant:

qui ne risque rien, n’a rien

-et c’est en faisant des erreurs qu’on apprend le plus

Alors pas de panique!

Dans les cours, on nous parlait en long, en large et en travers de la porte d’harmonie au nom si joli et du nombre d’or, si précieux ou du rectangle d’or, si brillant. À cela s’ajoutaient aussi la diagonale, le centre, la ligne de force, les verticales parallèles et leur utilité. On nous  présentait également des règles, celle des tiers, celle des trois plans et bien d’autres encore.  On nous montrait des tableaux s’inscrivant dans des constructions géométriques en ovales, en triangles, en carrés joints etc…

Pendant ces cours, on nous apportait des exemples tout décryptés, censés expliquer le pourquoi et le comment de telle ou telle règle. Sincèrement, j’avais souvent du mal à voir réellement l’intention formelle de l’artiste. Certains de ces exemples me paraissaient très tirés par les cheveux.

Croyez vous vraiment que tous ces peintres connus, ces génies de la peinture ou du dessin se soient martelés la cervelle à faire des calculs géométriques compliqués avant de commencer à peindre ou de dessiner?

Les artistes sont des gens qui travaillent avec le cerveau droit. C’est le côté du cerveau qui est en ébullition pendant la phase créative. Ce côté là n’aime pas calculer, planifier, il déteste les chiffres. Tous ces artistes dont les compositions s’inscrivent si bien dans le cadre de l’une ou plusieurs de ces règles auraient-ils « prémédité » leur acte? Ils auraient minutieusement divisé leurs toiles en formes géométriques et se seraient adonnés à des calculs complexes et laborieux avant de commencer à peindre?Je n’y crois pas.

Ne pas noyer sa créativité dans des règles trop rigides

Certains d’entre eux, très académiques comme Ingres qui était aussi professeur de peinture, ou scientifiques comme Léonard de Vinci et leurs disciples, sans doute, mais certainement pas tous. Il paraît même que le peintre Caspar David Friedrich travaillait avec un compas et une équerre, c’est fou non?

La composition est à la peinture ce que l’analyse de texte est  à la littérature. Elle vient le plus souvent de l’intuition de l’artiste et est découverte et commentée par l’historien de l’art. Et c’est très bien comme cela.

Laisse parler ton intuition en composition, et redresse le tir

Il n’est pas de tableau qui n’ait pas naturellement sa composition. Si le tableau donne une impression d’équilibre et fait vibrer une corde chez l’observateur, c’est que la composition est bonne. Sur ce point, tout le monde est d’accord. Cependant, ça ne veut pas dire pour autant que l’artiste s’est démené comme un beau diable pour faire rentrer son sujet dans un triangle, duquel va s’élever une diagonale, qui va aboutir dans le motif ellipsoïdal suivant, à l’angle opposé du tableau? Cela est bien sûr du domaine du théorique et ennuie beaucoup d’artistes. Les règles sont là pour aider, pour soutenir, pas pour emprisonner. C’est pourquoi il est quand même bon d’en connaître au moins quelques unes, histoire de comprendre ce qui cloche parfois dans l’équilibre de ton travail.

Au vu de ces considérations, je suis très partisane de laisser s’exprimer son artsans trop se casser la tête. Il est toujours possible corriger et rajouter ou enlever des éléments. Ainsi, on peut parfaire la composition au fur et à mesure. Le hasard et l‘inconscient faisant bien les choses, il y a de grandes chances d’être dans une des nombreuses possibilités de composition. Ceci n’est pas très académique, je sais…mais vérifié.

Je vais te présenter les règles de composition les unes après les autres au lieu de tout mettre à la fois dans un article. Ce sera sans doute plus facile à assimiler et à digérer. Tu auras le temps de t’entraîner à les mettre en pratique.

Aujourd’hui, nous allons donc voir

La composition triangulaire

Lorsque les trois côtés ont pratiquement la même longueur, cette composition traduit la tranquillité, l’harmonie, la clarté, la force aussi, mais sans le mouvement. C’est d’autant plus vrai si le triangle a trois côtés égaux. Le triangle donne une impression d‘ordre. Il y a là un côté statique presque immobile. C’est pourquoi cette composition a souvent été utilisée dans les tableaux de la renaissance à contenu religieux.

La spiritualité

composition
Leonard de Vinci

La douceur

composition
Theodor Rehbenitz, Italia  et Germania

La force

composition
affiche star wars

D’ailleurs, si vous regardez les affiches de star wars, par exemple, vous constaterez aussi qu’elles sont aussi pratiquement toutes en triangle. La force est en elles 😉

La force concentrée

composition
Christian Vey

la force des éléments

composition
à la fois puissant et triste

Le triangle peut cependant aussi prendre un autre format. Ses côtés n’ont plus la même taille. L’ensemble reste calme, mais il peut y entrer une autre composante, telle la tristesse, par exemple, ou une certaine gêne.

La tristesse

composition
tristesse ou mélancolie

Il ne faut pas absolument faire entrer entièrement le sujet dans le triangle de façon raide et géométrique, bien sûr. Il suffit de l’ y inscrire dans ses grandes lignes.

La tranquillité

composition
Elle ne lit pas un livre de blagues

La composition triangulaire est souvent utilisée dans les natures mortes qui, comme leur nom l’indique, ne dégagent pas une énergie débordante, mais plutôt une impression de calme et de sérénité

l’harmonie

Composition
cézanne

la sérénité

composition
fleurs

En résumé, le triangle est harmonisant. Il est donc utilisé pour des sujets sans grand dynamisme, parfois même un peu nostalgiques ou très romantiques.

le romantisme

Composition
Claude Monet

As tu déjà utilisé cette forme de composition triangulaire dans ton travail? Consciemment ou inconsciemment?

 

 

 

 

 

 

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chevalet

Pourquoi faut-il un chevalet pour peindre ou dessiner?

chevalet

Beaucoup de débutants ont un problème avec le chevalet.

Pourquoi les peintres utilisent ils  un chevalet pour travailler? Pour sa verticalité. Et qu’est-ce qui gêne les débutants dans le chevalet? Eh bien c’est justement cette verticalité. Habitués depuis l’enfance à dessiner sur une feuille posée sur une table, on a tous pris l’habitude d’appuyer notre main pour dessiner ou peindre. Une fois le support  devenu vertical, ce point d’appui manque et on a l’impression de ne plus pouvoir guider son geste de façon maîtrisée. Tu connais ça aussi?

Or, c’est exactement le contraire qui se produit

Alors qu’on pense ne plus pouvoir guider son pinceau ou son crayon de façon maîtrisée,  lorsque le bras est libre, c’est exactement le contraire qui se produit. Il faut  juste avoir acquis un peu d’entraînement. Le geste n’est plus retenu par une surface qui le bloque. Il peut devenir plus ample et plus souple, se mouvoir dans l’espace autour de la toile  ou du papier sans être freiné.

Un angle différent

Lorsqu’on peint ou dessine sur une table, on a un angle de vue très pointu.  Plus on est proche du travail, plus cet angle se rapproche de l’horizontale. Pour nous , ça signifie que l’image que nous sommes en train de créer sera déformée pas rapport à l’aspect final lorsqu’on la portera à ses yeux pour la regarder. Cela se voit particulièrement bien dans les portraits. On remarque que les visages dessinés à plat  deviennent plus allongés. Le portrait d’un enfant dessiné sur une table deviendra un portrait d’adolescent si vous le redressez car les proportions ont changé. On peut utiliser ce phénomène comme procédé pictural, mais si l’on veut reproduire des proportions correctes, la position horizontale de la toile ou du  papier est à déconseiller.

Ce dessin représente une tête d’homme. Il a été fait sur une table. Le dessin semble correct. c’est ce que je vois quand il est posé sur ma table. Jusque là, rien d’anormal.

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dessin sur table

Maintenant, je redresse le dessin pour le mettre face à moi

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le dessin est allongé

Là, tu remarques que le dessin est beaucoup plus étiré en hauteur.

Donc, si tu veux un dessin de propotions  « normales » , tu es obligé de réfléchir et de bien racourcir les traits en hauteur si tu travailles sur table.

C’est donc en fait beaucoup plus compliqué decontrôler son travail  sur une table horizontale que de dessiner à hauteur des  yeux et d’avoir sa page perpendiculaire à 90° ou 95° face à soi.

Ceci dit, encore une fois, cela peut faire l’objet  d’une recherche d’effet spécial que l’on veut obtenir, auquel cas cela ne présente plus d’inconvénient. En art, tout est permis, et c’est justement cette liberté infinie qui est tellement grisante

Un chevalet est donc indispensable pour maîtriser réellement son travail

Maintenant, si on considère un motif abstrait, cela a évidemment beaucoup moins d’importance en ce qui concerne les proportions. Il est cependant plus facile de juger du résultat et  de la bonne répartition des masses lorsqu’on a une vue de l’oeuvre placée dans la bonne perspective de vue.

Pour certains travaux de coulures ou de diffusion des tâches, il sera même possible de travailler au sol plutôt que sur une table. Ainsi, on pourra de nouveau juger du résultat quasiment à 90° en se mettant au dessus du travail. Mais là, c’est un autre chapitre.

Le chevalet permet la liberté du corps et de l’esprit

Lorsque tu utilises un chevalet, tu peins debout, la plupart du temps. quand on peint, le temps s’envole. On ne le voit pas passer et on est souvent incapable de dire après si on a travaillé une heure ou quatre. Le cerveau efface le temps lorsqu’il est en mode créatif.

Si tu passes des heures dans ton atelier, donc, il est bien meilleur pour toi de travailler debout et de pouvoir bouger et garder ton corps en mouvement. Tu vas reculer pour juger des effets, de l’accord des couleurs entre elles.  Tu vas avancer pour faire un trait précis, te pencher pour faire une retouche, t’asseoir pour réfléchir. Tout cela est bien meilleur pour ton dos et ta condition physique  en général, que de rester plié au dessus d’une table. Je ne dis pas que c’est du sport, mais tu bouges.

Le mouvement favorise également l’activité du cerveau . Les portes de la créativité sont grandes ouverte. Les idées arrivent, se suivent, se chevauchent et il se peut même que tu ailles aussi de nouveau à ta table pour prendre  des notes.

Le travail au chevalet favorise l’impulsion créatrice bien plus que tu ne l’imagines.

Un meilleur éclairage

Au fur et à mesure que le temps passe dans la journée, la lumière change. Tu auras besoin de plus de luminosité ou au contraire de moins de reflets sur ta toile. Le fait de pouvoir tourner ton chevalet dans la direction de la meilleure lumière est évidemment aussi un grand avantage. Tu vois les couleurs telles que veux qu’elles soient et évites les mauvaises surprises. Tu n’es pas bloqué à un endroit précis de la pièce.

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chevalet

 Assis, c’est bien aussi

Si tu as des difficultés à rester debout longtemps, ce n’est pas un problème non plus. Même en travaillant au chevalet, il est tout à fait possible de le faire assis. Le chevalet étant réglable, tu peux mettre la  toile à la hauteur qui te convient.  Tu travailleras cependant face à ta toile et garderas les avantages de l’utilisation de chevalet vus plus haut (bon angle de travail, possibilité de recul etc…)

Tu peux aussi utiliser un tabouret de bar comme on en trouve un peu partout maintenant. Ils sont assez hauts et permettent de « se poser » pour examiner et réfléchir.

 

Le choix du chevalet

Un chevalet doit être simple et fonctionnel. Il en existe des tas de variantes, mais plus les plus sophistiqués ou les plus chers ne sont pas forcément les meilleurs pour toi. Tout dépend de la taille de ton atelier, mais aussi de celle de tes toiles.

Qui dit simple ne veut pas dire non plus de mauvaIse qualité. Il doit d’abord et surtout être stable. Ça c’est vraiment  la première des choses à observer si on ne veut pas passer son temps à redresser sa toile ou à resserrer des vis.

Ce genre de modèle, par exemple, est totalement à déconseiller en atelier. En principe, il est fait pour travailler en extérieur, mais même là, il n’est pas top. Il se dit pratique parce que pliant, mais c’est une torture de travailler avec car il y a toujours un pied qui fiche le camp à droite ou à gauche. Les serrer à mort ne sert à rien, ça finit toujours par glisser.

Celui-ci, d’une marque connue, coûte quand même dans les 90€.

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Pas stable du tout

Un chevalet pliant

Même si tu as peu de place, il vaut mieux choisir un modèle qui se replie à plat contre le mur, mais qui offre une base assez large à la toile pour qu’elle ne parte pas dans tous les sens dès qu’on appuie le pinceau dessus. Le choix d’un chevalet peut paraître bête, mais un mauvais modèle en a déjà découragé plus d’un.

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Un modèle dans ce genre à tablette réglable en hauteur est parfait

Il est bien d’avoir une tablette réglable en hauteur pour pouvoir avoir toujours son travail à la bonne hauteur, quel que soit son format.

Tu peux  acheter un produit de marque si ça  te rassure, mais il existe des chevalets sans noms qui sont beaucoup moins chers et tout aussi fonctionnels. Un peintre n’a pas besoin d’investir des sommes folles dans un matériel très sophistiqué, et dans ce domaine, qualité ne rime pas toujours avec prix élevé. Beaucoup de chevalets sont fabriqués en Asie et revendus dans une impressionnante fourchette de prix selon la notoriété du magasin ou celle de la marque collée dessus. À toi de voir.

Fabriquer soi-même son chevalet

Construire soi-même son chevalet n’est pas une mission impossible, surtout pour celui qui sait un petit peu bricoler. Les artistes sont souvent des bricoleurs, d’ailleurs.

Tu peux  trouver les plans très simples d’un chevalet à faire soi-même ici

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Chevalet à faire soi-même

Tu peux bien évidemment le faire avec du bois de récupération trouvé sur un chantier fini, par exemple.

Tant que tu y es, fais en deux en parallèle. C’est toujours bien d’avoir un chevalet de réserve pour commencer un autre travail pendant que le premier sèche.

Si tu ne veux pas investir dans un chevalet tout de suite, tu peux accrocher ta toile au mur pour la peindre. Pour protéger le mur, tu y accrocheras du journal avant d’y mettre ta toile. Tu peux te faire une étagère en plaçant une planche entre deux chaises. Ainsi, tu auras un endroit pour poser les couleurs, les pinceaux et les chiffons que tu utilises. Tu ne pourras cependant pas tourner ton travail pour capter la  meilleure lumière

Parfois, Picasso (regarde le diaporama) peignait aussi comme ça.

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directement au mur

Vive le recyclage!

Cependant, il est aussi tout à fait possible d’acheter son chevalet d’occasion. Certaines personnes commencent à peindre et se rendent compte que finalement, ça n’est pas leur truc. Ou bien on leur a offert du matériel de peinture, mais elles n’ont pas du tout envie de peindre. Dans les petites annonces, tu peux parfois trouver de très bons chevalets  ou autre matériel de peinture à des prix défiant toute concurrence. Ce matériel sera recyclé et tu ne te seras pas ruiné. C’est bien non?

Et toi, que penses tu du chevalet? Travailles tu debout ou assis(e)?

 

recherches utilisées pour trouver cet article:chevalet assis, que faire avec un chevalet, travail ou il faut peindre
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Faut-il savoir dessiner pour peindre?

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Tu penses ne pas savoir dessiner, ou tu ne sais vraiment pas dessiner. Faut-il savoir dessiner pour commencer à peindre? Tu aimerais tellement pouvoir faire un tableau, mais sans dessin préliminaire parfait, tu penses qu’il n’y aura pas de bon résultat? Tu te dis que ce n’est même pas la peine de commencer? FAUX.

Premièrement, tout le monde peut apprendre à dessiner. Je  ne suis pas la seule à le dire. C’est uniquement une question de pratique et de motivation. J’ai connu un grand nombre de personnes disant ne pas savoir dessiner du tout, et c’était vrai, qui faisaient des tableaux magnifiques.

Le dessin, c’est la théorie de l’art. Il suffit de le vouloir et de s’entraîner souvent pour se regarder soi-même progresser de façon absolument hallucinante. Plus tu dessineras, mieux tu dessineras. Ton oeil va s’affuter, ta main se libérer et la répétition des gestes va s’ancrer dans ton cerveau.

Si tu sais écrire, tu sauras dessiner

Tu sais écrire? Oui, tu sais même écrire vite et ton écriture est reconnaissable parmi des dizaines d’autres? Tu te souviens de ton écriture à ses débuts, grosse, déformée, maladroite? Si tu n’avais pas refait les mêmes lettres encore et encore, tu ne saurais pas écrire aujourd’hui. Là, il n’était pas question de motivation, on t’a obligé, donc, tu y es arrivé. Oblige toi toi-même et tu y arriveras , tu vas savoir dessiner.

Une petite remarque en passant: dans l’Égypte ancienne, on ne faisait pas la différence entre le mot « écrire » et le mot « peindre », car il n’y avait qu’un seul mot pour les deux. L’écriture est la représentation abstraite de la signification d’un mot. De la même façon, la peinture abstraite peut devenir une écriture de l’âme.

Certains d’entre vous ont des « spécialités ». Vous vous êtes entraînés encore et encore sur certains motifs jusqu’à savoir dessiner ceux-ci sans modèle ( voiture, personnage de manga, cheval, bouche, main, etc.). Quand j’étais petite, j’étais une spécialiste de Mickey que je pouvais presque dessiner les yeux fermés, tellement je m’étais entraînée. Par contre, il ne fallait pas me demander de dessiner Donald! J’en étais parfaitement incapable.

On écrit le dessin

Le dessin, c’est tout bêtement comme l’écriture. Quand on fait et refait encore et encore le même geste, il devient une partie de soi et on n’a plus besoin de réfléchir pour le faire. Il devient finalement automatique. C’est comme pour tout le reste. Sans apprendre de vocabulaire, on ne parlera jamais une langue étrangère. Si on ne s’entraîne pas à conduire sa voiture, on n’acquiert jamais les bons automatismes pour le faire sans réfléchir à chaque geste. Je pourrais ainsi citer mille autres exemples.

Si ton écriture est reconnaissable, malgré le fait que tout le monde apprenne les mêmes lettres de la même façon, c’est parce que, sans t’en rendre compte, tu y mets  un peu de toi dedans. C’est ton écriture propre et elle n’appartient qu’à toi. N’aies donc pas peur de ne pas « trouver » ton style, tu l’as déjà en toi. Ce qui te manque, c’est juste l’entraînement, comme pour l’écriture.

Oui, pour le dessin, c’est exactement pareil. Tous ceux qui savent dessiner te le diront. Le « talent »  c’est du travail. Plus tu dessineras  souvent,  disons un oeil par exemple, plus tu auras de facilité à dessiner cet oeil dans les moindres détails, sans plus même avoir besoin de modèle. Et même, il n’y aura que toi qui dessineras les yeux comme toi, ce sera ton style.

Hormis  donc le fait que tout le monde peut apprendre à dessiner, la bonne nouvelle est qu’on peut commencer à peindre même sans cela.

On peut commencer à peindre sans savoir dessiner.

Il est donc tout à fait possible de commencer à apprendre les techniques de peinture avant de (ou même sans) savoir dessiner, dans le sens académique du terme. C’est un peu comme dans n’importe quel métier. Pour construire une maison, on apprend d’abord les techniques liées à la statique, les matériaux à utiliser et ceux à éviter, comment mélanger du ciment, faire une base solide, comment monter les murs, les règles à respecter quand on fait les ouvertures etc… et seulement quand on est sûr de bien maîtriser toutes ces techniques, on peut commencer à construire une maison stable et solide.

Les techniques de base

En peinture,c’est pareil. Il existe une multitude de techniques et d’outils divers et variés que l’on peut employer pour obtenir des effets différents. L’apprentissage de ces techniques peut se faire indépendamment du dessin ou en parallèle de son étude.

Bien sûr, tout dépend de l’idée que tu te fais du tableau que tu as prévu de faire. Si tu as décidé de peindre le portrait de ta voisine , la maison de tes vacances ou un animal en mouvement, il est certain qu’il vaut mieux savoir dessiner un minimum avant, c’est évident. Alors tu vas commencer à dessiner ta maison ( ou ta voisine ou ton chien), encore et encore, sous tous les angles et tu vas même peut-être prendre un cours de dessin ( il en existe d’excellents, comme celui proposé sur le site de…) pour apprendre les bases techniques, car ton oeil et ton cerveau cherchent à  te tromper en permanence. Du coup, ta main fait ce que lui ordonne ton cerveau et c’est la catastrophe. Dans ce cas, il vaut mieux abstraire ou revenir à ses dessins d’enfance.

Cependant, si tu ne sais pas dessiner, ce n’est pas un problème.

Il est tout à fait possible de créer des tableaux d’un grand intérêt pictural en associant des couleurs qui s’harmonisent dans des formes géométriques, par exemple. On verra ça dans le chapitre de l’harmonie des couleurs, mais tu peux déjà tester et suivre ton intuition et tes goûts.

Il est aussi tout à fait possible de créer des structures qui attrapent la lumière, de façonner des formes spontanées, de jouer sur les épaisseurs ou sur les transparences pour faire une image fascinante de beauté. Tantôt sur de grands aplats, tantôt par petites touches, tu guideras ton pinceau à travers les formes abstraites sorties tout droit de ton geste spontané.

Car même sans dessin, tu ne pourras pas faire autrement que d’y mettre de toi. Ce sera donc toujours une oeuvre unique.

Regarde ces oeuvres:

Marc Rothko ne faisait « que » des surfaces de couleurs les unes au dessus des autres, et pourtant, quelle force, quelle puissance et quelle harmonie dans son travail!

 savoir dessiner
Rothko

Hans Hartung  était le maître du coup de griffe. Sur des fonds aux couleurs soigneusement choisies, il égratignait la surface pour donner une impression d’énergie et de mouvement d’une grande intensité.

savoir dessiner
Hartung

Joan Miró avait su garder sa spontanéité d’enfant pour couvrir ses toiles de formes simples n’ayant rien à voir avec le dessin académique, et pourtant, quel charme indéniable dans ces compositions pleines de fantaisie

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savoir garder son âme d’enfant

Jacson Pollokchargeait ses pinceaux de peinture. Ensuite, il la laissait couler de haut sur la toile. Il faisait tournoyer et virevolter  ses pinceaux dégoulinants dans tous les sens  pour finir par créer d’improbables tissages, d’incroyables enchevêtrements, de fantastiques chevelures.

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la liberté du geste

Paul Klee, le poète incontesté de la couleur, utilisait entre autres techniques, des caches de forme géométriques qu’il assemblait en légers paysages ou en étranges personnages venus du pays des rêves.

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formes géométriques combinées

Le peintre Pierre Soulages est le grand  jongleur de lumière et grand maître du noir absolu. Jouant avec les reflets, les structures et les épaisseurs,  il fabrique des dégradés infinis du blanc au gris en n’utilisant qu’une seule teinte: le noir. Il fait travailler la lumière pour lui.

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rien que du noir

Savent-ils dessiner?

Tous ces peintres ne sont que quelques exemple de la variété incroyable d’oeuvres extrêmement intéressantes que l’on peut créer sans savoir dessiner dans le sens académique du terme. Les peintres ci dessus savaient-ils dessiner? Peut être que oui, pour certains, peut-être pas pour d’autres, mais quelle importance en fait? On s’en fiche, non? Ce n’est en tout cas pas gràce à leurs compétences en dessin qu’ils sont devenus célèbres. Oui, on peut y arriver sans maîtriser le dessin académique et c’est cela que je voulais te montrer. La couleur, le mouvement, l’énergie sont dans ces exemples là aussi puissants que bien des tableaux figuratifs.

Apprends à dessiner si tu en as envie

Alors, apprends à dessiner si le coeur t’en dit. C’est une activité passionnante et qui ouvre l’oeil et le cerveau. En ce sens, cela t’apportera certainement aussi de belles expériences. Mais que cela ne te freine pas pour commencer à peindre avant d’avoir atteint le niveau qui te satisfera. Joue avec les couleurs, les matières, la lumière et ne te laisses freiner par rien. Tu vas t’étonner toi-même des images intéressantes que tu vas produire. Tu vas te surprendre à penser que ces peintures, ces tableaux, te ressemblent.

Les techniques, je vais te les apprendre au fur et à mesure. Tu vas pouvoir expérimenter avec des matériaux divers jusqu’à trouver ceux qui correspondent le mieux à ta personnalité.

Dans les articles qui suivent, je vais te donner une idée du matériel de base qu’il te faudra avoir pour commencer. En attendant, gribouille le plus souvent possible sur n’importe quoi. Ne cherches pas à obtenir un résultat quelconque. Ça va ouvrir les fenêtres de ta créativité.

Si tu as une remarque à faire ou une question à poser, fais-le dans les commentaires. Je me ferai un plaisir d’y répondre.

 

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